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Ouest magazine n°11
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CULTURE

AGENCE, ASSEMBLÉE (GÉNÉRIQUE ET SPÉCIFIQUE) AU GRAND CAFÉ DE SAINT-NAZAIRE


05 Octobre 2015

AGENCE, Assemblée (Générique et spécifique) au Grand Café de Saint-Nazaire AGENCE, Assemblée (Générique et spécifique) au Grand Café de Saint-Nazaire



Le Grand Café, centre d’art contemporain de la ville de Saint-Nazaire, vous présente sa prochaine exposition Agence « Assemblée (Générique & Spécifique) qui se déroulera du 10 octobre 2015 au 3 janvier 2016.

AGENCE
est le nom générique d’une initiative collective en cours lancée en 1992 par l’artiste belge Kobe Matthys. Depuis plus de vingt ans, l’unique activité d’AGENCE consiste à dresser une «  liste de choses » dont la définition et le statut ne sont pas clairement établis. Ces choses sont issues de controverses publiques qui relèvent de la propriété intellectuelle, du droit d’auteur, de la protection de marques ou de brevets, et concernent des affaires de plagiat, copie, usages déloyaux, escroqueries, transformations, etc.
 
AGENCE porte une attention particulière aux objets qui n’entrent dans aucune catégorie franche - de la nature ou de la culture – (deux catégories qui permettent habituellement de classer les objets) et dont les liens au monde de l’art sont parfois incertains. Jeu du Millionnaire, costume de Stormtrooper (personnage iconique de Star-Wars), tire-bouchon en forme d’oreilles de lapin sont autant de cas où les auteurs sont mal identifiés ou dont le caractère fonctionnel occulte la dimension artistique. Le cœur de cible d’AGENCE est précisément là : dans cet exercice du doute, dans cette tentative de définir des limites à l’art face à des objets qui les outrepassent. Qu’est-ce qu’un geste artistique ?
Pour mieux faire ressortir la nature irréductible de chaque cas, les choses sont présentées selon un dispositif très précis qui compose une installation imposante faite d’étagères, de boites remplies de documents juridiques et de pièces à conviction, et de tables présentant des cas spécifiques. L’ensemble oscille entre la salle d’archive, le cabinet de curiosité et le bureau des objets trouvés. Le classement, ici, côtoie une forme de dépassement perpétuel, dans lequel le réel peut s’approcher selon des angles inédits, des règles nouvelles. Et l’on pense à l’Atlas de Borgès comme modèle d’un système qui « secoue à sa lecture toutes les familiarités de la pensée ».
Au Grand Café, AGENCE propose deux ensembles de cas issus de cette «  liste de choses » et questionne leurs liens avec l’art et ses pratiques :

Une première famille de controverses s’interroge sur les objets fonctionnels, relevant du commun. «De nombreuses pratiques sont considérées comme communes, en raison de leur valeur d’usage. L’artisanat, ou la conception d’objets utilitaires, quel que soit le degré d’achèvement et de satisfaction qu’ils offrent, ne bénéficient pas de la protection des droits d’auteur, à la différence des œuvres d’art ». Chaque cas interroge par le détail, au sein de sphères souvent extérieures à l’art, la manière dont un geste peut être assimilé à une création. Un dessin technique est-il une œuvre d’art ? Peut-on protéger un frisbee ou bien un bateau comme on protège une sculpture ? L’utilité et la fonctionnalité sont-elles incompatibles avec l’originalité ? 
 
La seconde série de controverses porte sur les créations des « non-humains » comme les machines ou les programmes d’ordinateurs.
« Certaines pratiques artistiques impliquent des processus de collaborations avec des non-humains. En parallèle, les lois concernant les droits d’auteur semblent éliminer les non-humains comme auteurs potentiels. Certaines machines ont produit des œuvres, et n’ont pourtant jamais bénéficié du droit d’auteur. La loi de propriété intellectuelle exclut-elle donc les non-humains ? ».
Des axes de recherche qui sont par ailleurs assez proche du programme d'écologie politique énoncé par le philosophe Bruno Latour qui propose la création d'un « parlement des choses », dans lequel les choses seraient représentées par des scientifiques ou des personnes reconnues pour leur compétence dans un champ particulier, au même titre que les députés traditionnels représentent aujourd'hui les citoyens.
 
Ces deux séries de controverses seront convoquées et mises en forme par Kobe Matthys au cours de trois rendez-vous qu’il nomme Assemblée. Par la présentation d’une controverse spécifique, il ouvrira le débat souvent passionnant et drôle, entouré d’experts et de personnes concernées, tout en invitant le public à intervenir.
Chose 002112 (Tirez) : Dimanche 11 octobre à 15h
Chose 001796 (Millionnaire du mois) : Dimanche 15 novembre à 15h
Chose 000868 (Mannequin taxidermiste) : Dimanche 6 décembre à 15h

Du 10 octobre 2015 au 3 janvier 2016
Le Grand Café – Centre d’art contemporain, Saint-Nazaire
Place des Quatre Z’Horloges, 44600 Saint-Nazaire
Ouvert du mardi au dimanche de 14h à 19h
et les mercredis de 11h à 19h
Entrée libre
http://www.grandcafe-saintnazaire.fr/


Crédits photos : Le Grand café





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